Anthony DEGEZ

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Il y a des jeunes qui ont décidé que Beauvais n’était pas mort. Anthony est de cette trempe, ça tombe bien nous aussi. Rencontre avec cet entrepreneur (il dirige le Bureau avec son père et sa sœur) qui fait battre le cœur de notre ville. 

Peux-tu nous raconter un peu ton parcours et ton histoire ? 

Je suis un beauvaisien né dans une famille beauvaisienne. Lorsque j’ai eu dix-sept ans, j’ai voulu partir étudier à l’étranger. J’ai appris l’anglais à Vancouver au Canada, puis je suis parti en Australie. 

Je suis revenu travailler au Bureau avec mon père qui était directeur de cet établissement. J’ai aussi été commercial durant six années. Je pensais que Beauvais était une ville morte, où il n’y avait rien à faire pour un jeune. J’ai donc décidé de fuir la ville durant deux années. J’ai fait le tour du monde et je me suis installé en Nouvelle-Zélande. Je me suis rendu compte, que finalement Beauvais n’était ni

moins bien, ni meilleur que d’autres villes. Je suis revenu, car mon père a eu l’occasion de reprendre l’affaire et nous souhaitions nous associer à lui, ma sœur et moi. 

Tu n’es pas qu’un entrepreneur, tu as monté ton association…

… Oui DJF Events. Avec des amis, nous souhaitions organiser des événements que j’avais pu découvrir à l’étranger. Le nom de cette association, ce sont les premières lettres des potes avec qui je l’ai monté. Je connaissais un couple qui a bien voulu se lancer dans l’aventure avec moi. Mon amie est très forte pour s’occuper de tout ce qui est administratif, car elle avait déjà une expérience associative. Lui, est un designer, il s’occupe de la communication.

Vous montez donc ensemble des projets et des événements sur Beauvais ?

Nous avons organisé la course de garçons de café, le festival Bio’Vais qui va se tenir place Jeanne Hachette en septembre, la Zombie Walk en partenariat avec Pierre Alan (Voxcity) … Nous souhaitons organiser un Barathon à Bruxelles avec des Beauvaisiens en septembre. 

Nous allons renouveler la formule de la course de garçons de café avec une course pour les clients, il y aura des stop où les coureurs devront boire une bière (rires). 

J’organise tout ça en tant que commerçant bien sûr, mais surtout pour l’association. Les fonds vont à l’association et l’organisation de nouveaux événements. Ces événements doivent avoir lieu dans le cœur de ville. 

Parle-nous de l’aventure Barathon. 

Cette idée vient du film « le Dernier pub avant la fin du monde ». Avec des potes, on faisait un barathon informel à Beauvais. On avait fait notre petite carte… Je me suis dit qu’on pourrait négocier des tarifs avec les bars, nous étions une petite vingtaine. Puis en discutant, notamment avec des clients, je me suis rendu compte qu’il y avait pas mal de monde qui aimerait faire le barathon. On a donc organisé ça, au début, c’était très amateur, j’avais fait un logo noir sur fond rouge et on m’a dit que ça faisait nazi. Bref, fallait remettre un peu d’ordre. Il faut savoir que dans les villes universitaires comme Lille ou Amiens, le barathon se limite à un bracelet qui offre un happy hour (demi-tarif) dans les bars partenaires. Nous, on voulait une formule qui force les gens à se déplacer de bar en bar. On a donc fait un carnet de tickets. Je découpais les carnets et les agrafais moi-même. On en a commandé une centaine, ils se sont vendus en deux jours ! Au total, la première édition a réunie 350 personnes. Actuellement, 1200 personnes participent au barathon. Nous bloquons ce nombre de participants, car on estime que c’est le bon format. La gestion des ventes, de la sécurité serait plus compliquée au-delà… 

Les bars ne gagnent pas vraiment d’argent sur la vente de ces tickets. Les prix sont planchés, c’est davantage une opération pour se faire connaître et avoir de nouveaux clients. 

Parle-nous un peu de ton prochain événement le Bio’Vais Festival. 

Je voulais un festival foodtrucks, mon associé un festival de musique : on fait un festival du bio ! Il y aura un barbecue géant, de la musique toute la journée, tout ça place Jeanne Hachette. Il aura lieu le dimanche 15 septembre de 12h à 00h. Il y aura un stand tenu par l’association l’Arche qui brasse sa bière. Cette manifestation est caritative, une partie des recettes iront à l’Arche. Il y aura aussi deux foodtrucks pour ceux qui ne mangent pas de viande ou qui veulent un dessert. 

Au total, il y aura trois bars éphémères sur la place, un à bière tenu par l’Arche, un à smoothie ou softs et un bar à vin biologique. 

Il y aura quatre groupes et un DJ qui animeront la place toute la journée : John M, No Made, Jibé et Sachaa. 

Un artiste fera une œuvre d’art, il s’appelle Pikanoa. Cet événement est en association avec la radio Happyness, on espère que le soleil sera là lui aussi.

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