GYPSY MESSENGERS

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Au détour d’une association, d’une rue, après un concert de blues et une soirée bien arrosée, nous avons eu le plaisir de rencontrer les Gypsy Messengers qui répétaient avant un enregistrement dans l’Oise. Échange avec Arthur, beauvaisien et violoniste du groupe. 

Comment le groupe, s’est-il formé ? 

Lucy (sa femme qui est violoniste) est à l’initiative du projet. On a ensuite fait des arrangements, car les morceaux qu’on reprend ne sont pas adaptés à notre formation. Il y a Tom à la guitare, Matis à la basse, Jérémy, Lucy et moi-même au violon. Cette formation est atypique, normalement, on retrouve deux guitares pour un violon. Ici, nous sommes trois (rires). 

Si je comprends bien, c’est une bande de potes qui veulent jouer ensemble ? 

C’est un truc humain, des amis qui se sont rencontrés au conservatoire à Aubervilliers ou au centre de musique Didier Lochwood. Le principe du groupe, faire des arrangements du jazz manouche, reprendre des standards du jazz traditionnel, et même des morceaux de Claude Nougaro. On a la chance d’avoir un invité exceptionnel, un dieu vivant pour nous, Robert Fish à la clarinette. Nous avons aussi Caloé une chanteuse de jazz.

De ce fait, vous devez réécrire tous les morceaux ? 

Oui, nous arrangeons les morceaux, nous essayons de nous approprier ces standards du jazz avec notre formation. Il y a un vrai travail d’écriture. On sait improviser, mais ces arrangements sont très précis. Il y a un côté suranné que nous aimons, comme des ingénieurs nous bricollons et cherchons ce qui est technique. On dit souvent que le solfège est chiant, c’est vrai, mais il est indispensable à la théorie musicale. La théorie déchire. 

Quels sont les morceaux que l’on pourra retrouver sur votre enregistrement ? 

Nous allons enregistrer huit morceaux, avec du Django Reinhardt, Joseph Ladrag … Le but est de jouer des morceaux qu’on aime bien. Le jazz swing naturellement. 

Ce n’est pas trop dur de jouer en couple dans un groupe ? Je veux dire, pour les autres (rires). 

Non ça va. Il y a des avantages surtout. On se connaît bien et on avance plus vite. Lucy travaille beaucoup en plus. 

Pourquoi enregistrer maintenant ?

Nous souhaitons concrétiser notre projet avec un bel objet de onze titres. On espère pouvoir faire de la scène grâce à cet enregistrement. Pour nous financer, vous pouvez nous aider, car nous faisons appel au financement participatif. Le jazz, c’est de la musique vivante, elle cherche à vivre. Nous aimerions pouvoir faire des scènes, comme des festivals et partager notre passion avec le public.

Vous pouvez les aider sur indiegogo à réaliser leur projet – go !

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