YAS

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Lorsque Yas s’approche de toi, tu es captivé par cette femme au charisme certain, modeste en taille, mais qui renferme une énergie brute. Lorsque Yas prend le micro sur scène pour slamer, tu es bousculé par la rage et la violence qui se dégage de ce corps qui te semblait fragile. Rencontre avec une poétesse écorchée, mais debout.

Yas ?

Oui Yas, pourquoi ? (rires) En réalité, ça vient de Yasmine, je revendique mes orgines algériennes. 

Raconte-nous un peu ton histoire. 

J’ai grandi à Nantes, tranquille, j’ai fait la fac d’Anglais parce que je suis une amoureuse de la langue anglaise. Dès le CM2 à l’école, je voulais faire prof d’Anglais. Puis j’ai fait de la musique … J’ai appris l’Anglais grâce à la musique. J’écoutais des albums. 

Que de la musique anglo-saxonne ? 

Non, j’aime beaucoup Barbara aussi, c’est triste et lumineux en même temps.

Quand as-tu commencé à écrire ?

J’ai commencé très jeune. Lorsque j’avais huit ans, j’ai écrit ces  quelques vers « la lune est si belle/ que parfois je parle avec elle ». J’ai toujours écrit en réalité. 

Et les scènes SLAM ? 

Nantes, lorsque j’étais étudiante, dans l’ancienne usine LU, c’est un lieu unique. C’était en 2005, deux ans plus tard je suis montée à Paris où j’ai intégré un groupe de hip-hop. Il y avait trois mecs avec moi, c’était compliqué, mais ça a tenu

cinq ans quand même. Ils avaient de la bouteille eux et ils m’avaient entendu sur scène. On a fait deux albums. Je kiffe ces albums, le deuxième est meilleur. En 2017, j’ai enregistré un album en duo avec un mec à la prog’. J’ai un quatrième album en préparation. 

Il paraît que tu as fait du rock ? 

Oui, la scène, c’est un leitmotiv de fou pour moi. Avec le groupe de rock, on faisait du live. On a fait la finale Zèbrock à la Fête de l’Huma. Mais quand les choses sont devenues trop sérieuses, on a perdu le côté punk de la chose et ça s’est écroulé.

Que pourra-t-on retrouver sur ton quatrième album ? 

C’est un album solo, quatre ou cinq titres que j’ai joué à Seattle en juillet dernier. 

On peut dire que tu es une performeuse ? 

Pour moi, c’est du spectacle vivant. Je n’ai pas une vision technique des choses, mais une vision intuitive, vicérale … 

De la colère qui est en toi ? 

Pas toi ? Oui, j’ai une rage, une rage de femme.

Retrouve Yas sur son site ou son compte facebook

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