BUSKAVIDA

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Les voyages forgent le destin et les rencontres. Certains y rencontrent l’amour ou un havre de paix dans lequel s’installer. Pour d’autres, on y trouve l’ami, le bro, le compagnon de conviction avec qui on va sceller l’amitié dans un seau de fer, la musique ! C’est le cas du groupe parisien, créé en Amérique du Sud ; Buskavida !

Salut Charles, dis-moi comment le groupe Buskavida est né ?

En fait j’ai rencontré Thomas en Australie qui est devenu un super compagnon de voyage. On a partagé pas mal de temps ensemble à jouer de la musique dans tous les endroits où nous pouvions ! Puis Thomas est rentré en France et moi je suis parti à la Réunion. On est resté en contact et on a décidé de créer le groupe et de partir en Amérique du Sud pour officialiser la chose.

Pourquoi avez-vous choisi l’Amérique du Sud pour faire ce road trip musical ?

On avait déjà pas mal voyagé chacun de son côté (l’Asie, l’Australie, la Réunion…), on avait envie de découvrir ce continent. On a rencontré pas mal de Sud-Américain aussi en Australie, avec qui on a partagé notre musique et qui nous ont donné envie de partir là-bas !

Ok ! En dehors de la découverte d’un nouveau continent, c’est cette culture de la fête et de la musique qui vous ont poussé à partir là-bas ?

Ouai c’est ça ! La culture sud-américaine est plus ouverte que celle anglo-saxonne ! On a retrouvé la mentalité des personnes qu’on a rencontré en Australie ! Là-bas, ils n’ont pas la même approche de la musique que nous, c’est quelque chose de complétement naturel pour eux, tout le monde joue de la musique, tout le monde chante, danse, se mélange, dans la rue, dans les bars… sans avoir cette peur d’être jugé ou d’être mis dans telle ou telle case. Je sais pas si tu vois où je veux en venir, mais les sud-américains ne se prennent pas la tête. Ils ne jouent pas de la musique pour jouer de la musique dans le but d’être connu. Ça fait partie de leur culture, tu prends du bon temps et si tu en vis un jour, tant mieux, sinon ce n’est pas grave, tu kiffe et c’est le principal !

Explique-nous la signification du nom de votre groupe « Buskavida ».

Buskavida c’est la contraction de « Busker » et de « Buscar la vida ». Busker veut dire « musicien ambulant » en Anglais et Buscar la vida signifie « à la recherche de » en espagnol. On a trouvé que ces deux mots nous ressemblaient : la musique ambulante c’est clairement notre truc et on voulait aussi une consonance latine/sud-américaine, pour rappeler les origines du groupe.

Le groupe s’agrandit à votre retour en France ?

Oui, Thomas et moi sommes  originaires du sud de la France, pas loin d’Aix en Provence. Thomas bouge sur Paris pour le taf et moi je suis le mouvement quelques temps après. C’est sur Paris qu’on rencontre Jonas qui intégra rapidement le groupe, c’était il y a 3 ans et demie puis Jérôme arriva dans le groupe il y a un an…

Présente-nous ta formation et les rôles de chacun…

Thomas est à la guitare et aux chœurs, il commença la guitare assez tardivement vers 20 ans. Il apporte au groupe ses influences Funk et blues. Jonas est au cajon, percussion, chœurs et au Hangdrum. Jérôme est à l’harmonica et au saxophone. Moi : je suis à la guitare, à la création des textes et à l’interprétation. Adolescent j’étais plus dans un délire Punk, après je suis passé par le Heavy Metal et le Rock. On a une formation qui se veut la plus légère possible et qui nous permette de jouer n’importe où.. C’est pour cela que nous n’avons pas de batterie.

Vous avez sorti un premier projet en 2017 ?

On a sorti un ep de 7 titres en Français et en Anglais qui s’appelle « Firts Step ». J’avoue aujourd’hui que ce projet n’est pas le plus abouti mais on avait envie de sortir quelque chose afin de commencer à démarcher des salles et pour essayer de se faire connaitre. Faut savoir que chez Buskavida on fait tout nous-mêmes, les arrangements, les enregistrements…même si aujourd’hui on taf avec un ingénieur son.

Parle-nous de votre premier album qui sort prochainement ?

Notre premier album qui s’appelle « Paz work » va sortir le 14 octobre prochain. C’est un 13 titres qui est chanté en Français, Espagnol et Anglais ! On y aborde différents sujets qui nous tenaient à cœur comme l’amitié, la recherche de la liberté, influencé par nos différents voyages et les rencontres avec un mélange de rap et de reggae, de folk aussi, on mélange un peu les univers musicaux sans trop se prendre la tête. C’est un peu comme un état des lieux de nos vies à l’âge de 30 ans, on commence à faire une mise au point sur nos parcours. J’y interprète une partie de mon répertoire de textes sur une dizaine d’année dont un qui a 10 ans justement…

Pas facile j’imagine de reprendre des textes qui ont 10 ans d’existence, tu as dû les retoucher un peu pour les mettre en musique ?

Ouai forcément j’ai dû en retoucher 2 ou 3 pour que la mélodie des mots sonne mieux mais pas tant que ça finalement. Après c’était forcément un peu bizarre de reprendre des textes qui ont plus de 10 ans. Ce qui est ouf c’est que j’ai gratté sur des sujets, qui 10 ans après sont encore d’actualité. C’est dingue de se dire que la société n’avance pas sur énormément de chose ! A l’époque j’étais quand même vénère dans la façon dont j’abordais certains thèmes. Aujourd’hui avec le recule je constate que je suis plus percutant, j’aborde les idées de façon complément différentes. Mon écrit a évolué aux fils des années, c’est dans ce sens que j’ai retouché certains textes pour ce projet. Ça fait 1 an qu’on bosse dessus et on a vraiment hâte qu’il sorte !

Du coup il y aura une petite teuf pour la sortie du projet ?

Ouai on va jouer à la Péniche antipode, dans le 19 eme arrondissement de Paris le jeudi 31 octobre prochain pour fêter la sortie du projet. On va partager la scène avec Elsinha, qui va jouer en première partie. Son univers est un mélange de soul et de raggamuffin.

Retrouve BuskaVida sur leur chaîne Youtube

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