Alex Taff

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Rock, résolument rock, voici ce que nous laisse comme impression les quelques minutes d’écoute du dernier album d’Alex Taff que nous avons pu entendre. Comme quoi le temps, n’a finalement pas tant de prise que ça sur l’énergie et la volonté des membres de son groupe. Nous avons rencontré Alex Taff et on a parlé de musique, quoi de mieux ? 

Pourquoi le groupe s’appelle-t-il Alex Taff ? Qui est Alex ? (rires)

On avait un premier groupe qui s’appelait les Staffs. On a tourné avec ce groupe, on a eu beaucoup de dates en Europe. Le premier album avait été enregistré à Munich avec un label anglais. Les choses ont évolué, le groupe s’est arrêté. Les boites de production signant davantage des artistes que des groupes identifiés, on a créé Alex Taff. 

On voulait rompre avec la vie purement rock’n roll, assumer nos choix individuels et nos vies personnelles en même temps. Le projet est donc différent. 

Existe-t-il des passerelles entre les deux groupes ? 

Oui, le nom de notre formation vient de là. Nous sommes les « ex staff », Alex Taff. 

Sur le premier album « LX », il s’agissait d’un double album, avec le « L » très acoustique et en rupture. Le « X » reprenait des bandes enregistrées avec les Staffs. C’était une formule originale pour un album pop rock avec des flûtes et des cordes. Avec le bassiste, le guitariste et moi (chanteur), on a eu une approche plus individuelle. Mehdi nous a rejoint à la batterie, et Olivier Desplanque à la flûte. 

Par la suite, pour le second album, le son a été davantage équilibré, surtout la présence de la flûte. Cet album s’appelait « Où sont les hommes ? ».  

En 2013, votre album « le passage » parlait beaucoup du temps qui passe…

On a décidé de garder la même formule que sur les autres albums. En effet, on était jeunes, puis un jour, tu te retrouves moins jeune et cela te questionne. C’était le fil conducteur de cet album. 

Parlez-nous de ce quatrième opus, quelle est l’idée de ce nouvel album ? 

La question se posait d’en faire un nouveau. Dom, le guitariste, avait décidé d’arrêter. On a donc pris le temps de mûrir et réfléchir le projet puis on a eu une idée. On voulait faire une aventure collaborative, à plusieurs. On imaginait inviter plusieurs musiciens que l’on a rencontré et construire ensemble cette nouvelle aventure. C’était l’idée que l’on est fait l’un par l’autre. Mais ce fut un échec, car rien de définitif ne sortait. Il a fallu reprendre le travail. On a donc décidé de poursuivre avec le concept « l’un par l’autre », mais de lui donner une autre direction. On a écrit des chansons nous-même puis on a invité nos amis musiciens à enrichir le projet. On a Fanfan au clavier, Marco qui vient de tribal jazz, au total, on peut être près de huit sur scène alors que dans la formation nous sommes trois.  

Ce que l’on entend sur vos morceaux, ce sont deux guitares qui semblent se répondre. 

Une fois que nous avons eu des maquettes, j’ai sollicité Daniel Jamet. C’est un excellent guitariste qui a travaillé avec la Mano Negra. L’option était de prendre des guitares très proches, de ne pas créer de contraste très éloigné, mais de se compléter. On a été inspiré par « les Terriens » des Têtes Raides. On a bossé ensemble deux trois mois cette option puis on a décidé de finaliser l’album. Ces guitares, qui se complètent, cela colle bien avec l’idée d’être fait l’un par l’autre.

Quel a été le parcours de ce nouvel album ? J’imagine que c’est une aventure en soit de réaliser un projet aussi ambitieux.

Cet album est une auto production. Nous l’avons fait nous-même. On est allé enregistrer à Cambrai avec Bertrand Charlet. C’est le studio des « Skip the Use ». C’était impressionnant de se retrouver dans ces espaces que l’on peut apercevoir dans les clips. On avait la bonne configuration pour travailler. On a fait venir d’autres musiciens, comme Ben le chanteur de « Soul’manteau », ou encore Jérôme JR un rappeur ou Olivier le flûtiste. 

Vous avez fait intervenir d’autres personnes sur la création de cet album ?

L’album a été enregistré fin mai et juin. En juillet, nous souhaitions avoir une autre oreille sur le projet. Pour la post production, on a décidé de prendre quelqu’un qui n’avait pas travaillé en amont sur le projet. Nous avons fait appel à Mazarin qui a travaillé avec No one is innocent ou encore Olivia Ruiz. 

On a aussi travaillé tout l’aspect visuel avec d’autres personnes. On a l’habitude de travailler avec des artistes, comme Gérald Thomas ou Gwendal Henri. Là, on a eu des apports différents avec John Pitre qui nous a aidé.

Quel message vouliez-vous faire passer ? 

Le concept vient de Mehdi. Comme l’idée de l’album, c’était l’emprunte que les autres laissent sur nous, il a pensé au recyclage, l’emprunte que nous laissons sur la planète. Nous souhaitions une pochette épurée avec un logo retravaillé, une peau en doré, une texture humaine. Le 01 février, nous présenterons un bel objet, une pochette de 33 tours avec le CD dedans et des photographies. C’est un vrai aboutissement.  

De quoi parlent vos chansons ? 

On essaye de porter des messages universels qui nous tiennent a cœur et aux tripes. Pour nous, ce qui est important, c’est la volonté de vivre ensemble. Nous pensons la société comme un cercle vertueux où chacun peut s’apporter quelque chose. Comment l’autre est une chance. C’est des sujets graves, mais nous essayons de mettre des formes plus légères avec des mélodies qui restent en tête. Mieux vaut prendre les choses de cette manière, comme nous le disions « j’ai voulu changer le monde », mais que reste-t-il ? 

À l’écoute des deux morceaux que vous nous avez confié, c’est un retour très rock dans la forme, plus éloigné de la pop. 

Il y a cette volonté de complémentarité avec les guitares, et en même temps, il y a moins d’instruments que sur nos précédents albums. La basse est donc plus présente, et les voix aussi, il y a beaucoup de chœurs, on chante beaucoup. Ces chœurs font ressortir l’esprit collectif de l’album. 

Il ne vous manque plus que la rencontre avec votre public …

Le set fonctionne assez bien, on y met de l’énergie. On a pu faire une avant-première à Chambly (lors de la première partie de Barcella), le public était venu en nombre pour nous, c’était une belle surprise. Il y a de la confiance entre nous, l’alchimie prend sur scène, puis le 01 février, on sera à l’ASCA avec tous nos amis sur scène. Cette soirée sera une véritable fête.

Retrouve Alex Taff à l’Ouvre Boite de l’ASCA ce samedi 01 février et sur leur youtube.

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