Baptiste Vayer

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Ce samedi soir Baptiste est prêt à vivre sa première scène slam avec « Rimes Croisées ». Il a installé un ampli de la marque acus, en bois, au son chaud et naturel. Ce soir, Baptiste vient nous présenter ses compositions. La guitare est précise, les yeux sont fermés pour mieux saisir l’instant, la voix est chaude. Depuis cet instant, c’est dans mon salon que j’ai retrouvé Baptiste. Il vient en début d’après-midi et s’installe sur une chaise face à moi. Nous commençons la discussion tous les deux, avec l’oreille attentive de Victoria. 

Baptiste n’a pas suivi de formation musicale dès son plus jeune âge. Au domicile familial, trône une guitare que personne ne prend le soin de faire résonner. Son père a fait un peu de musique, il est chanteur et il fait donc écouter à son fils des chansons à texte comme celles de Brassens. À quinze ans, Baptiste s’empare de la guitare et commence à lui redonner vie. « C’était un moyen pour moi de pouvoir m’exprimer. Un véritable coup de cœur ». Très rapidement, il apprend les premiers accords, et il délaisse les études – pas « son truc », pour se consacrer entièrement à la musique. 

« Lorsque j’étais enfant, j’écoutais des contes sur des 45 tours. Cela m’a initié à la musique classique, celle de Grieg ou de Mozart. » C’est avec la pratique de la guitare que sa curiosité de mélomane va s’élargir. Si son père aimait Brassens pour le chant, en bon guitariste, Baptiste est un adepte de Hendrix et Led Zeppelin. Il écoute essentiellement des groupes anglophones, peu de Français. Question d’époque. 

Crédt photo : Alexandre Toukaeff

On lui demande alors ce que représente le slam pour lui. C’est un genre musical qu’il ne connaît pas beaucoup. Il lui vient bien « Grand corps malade », mais pour lui un texte soutenu par de la musique, il préfère Renaud. Une voix forte, question de sonorité probablement. On passe donc, à son meilleur souvenir de concert, il lui en vient immédiatement le festival de Montereau, où il a pu jouer avec son groupe « Tice » devant 45000 personnes. Un moment fort, qu’il aime compléter de petites scènes intimistes, « où il se passe toujours des choses inattendues dans l’intimité ». Sur son anecdote la plus folle en concert, Baptiste préfère la garder pour lui-même. 

Baptiste est un travailleur. Les projets ne manquent pas avec lui, en premier lieu un projet personnel. Il va sortir très prochainement deux titres sous son nom. Une première pour le guitariste, poussé par son entourage à se dévoiler un peu plus. Il devrait présenter l’année prochaine deux singles.

Il travaille aussi au sein du groupe « Urbees » avec un bassiste Fabrice Hélias, un batteur Thierry Waziniak et une électro-acousticienne Gwen Roulleau. Ils reviennent aux racines du blues afin de créer une musique hybride. Leur recherche est celle d’une ambiance sonore, un son universel capable de toucher les gens. 

Baptiste défend aussi son quartet « Sir Nash » avec qui il a sorti un EP l’année dernière. 

Les projets ne manquent pas, et nous sommes sûrs au Red Jack de pouvoir retrouver très vite son grain de voix et le son de sa guitare. 

Album préféré ? – Electric Ladyland de Hendrix

Si tu avais dû faire la BO d’un film ? – Un film de David Lynch, n’importe lequel. 

L’artiste avec lequel tu aimerais jouer ? – Beaucoup sont morts (rires), ou un artiste peu connu, qui viendrait d’Inde ou d’Afrique, un grillot à la culture différente. 

L’endroit où tu aimerais jouer ? – Un espace à la sonorité naturelle, sans sonorisation, une arène par exemple. 

Si tu n’avais pas été musicien, tu aurais fait quoi ? – Du dessin, je pense. 

 

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